Les tiques sont les principaux vecteurs de borrélies pathogènes. Ce sont des insectes de la classe des arachnides, sous-classe des acariens.

Elles sont hématophages, se nourrissant de sang, et ectoparasites, mot qualifiant les insectes qui vivent en surface corporelle comme les puces ou les poux.

À ce jour, on a dénombré plus de 890 espèces de tiques, dont 41 en France, la plus répandue étant la tique de l’espèce Ixodes ricinus ainsi appelée car la forme dodue de cette tique adulte évoque celle de graines de ricin.
Son affinité pour l’homme est considérable, expliquant son implication dans la maladie de Lyme.

Les anciens qualifiaient  les tiques de vermine s’attaquant aux animaux d’élevage (les moutons, mais aussi les vaches), aux animaux domestiques (principalement les chiens) et aux hommes bien sûr.

Son corps est de grande taille par rapport aux autre acariens : jusqu’à 6 mm pour les adultes hors réplétion, mais gorgée de sang une femelle adulte peut avoir la taille d’un petit pois !

Ce corps comprend un organe nommé hypostome qui lui permet de s’ancrer solidement dans la peau de l’hôte, comprenant de nombreux dents dirigées vers l’arrière, ce qui rend très difficile son extraction.

De plus, elle possède une paire de pièces perforatrices de la peau, les chélicères, qui permettent de perforer la peau afin que l’hypostome puisse, facilitant l’excrétion de la salive et la succion du sang.

Après s’être agrippée à la peau, la tique se déplace pour trouver un emplacement propice, une zone de préférence riche et finement vascularisée. Cela peut prendre quelques minutes ou plusieurs heures. Une fois l’ancrage effectué, le repas de la tique peut commencer.

Elle perfore l’épiderme avec ses chélicères et enfonce progressivement son hypostome. Pendant cette opération, elle sécrète de la salive qui contient plusieurs substances ayant des fonctions spécifiques:

  • Des anesthésiants qui insensibilisent la piqûre : on ne sent rien, aucune douleur, ce qui empêche de se rendre compte que l’on est piqué, la tique pouvant continuer son « oeuvre » pendant plusieurs jours.
  • Des anti-inflammatoires, des anticoagulants et des vasodilatateurs qui entraînent la formation d’une cavité se remplissant de sang que la tique aspire.
  • Des immunosuppresseurs qui font obstacle à la reconnaissance des agents infectieux et en conséquence à l’action des agents de notre système immunitaire chargés de les combattre. C’est un vrai et grave problème.

 

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